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Un blog tout a fait personnel qui informe des manifestations , des conférences , des lectures et du cinéma.

De nos frères blessés de Joseph Andras. Ed. Actes Sud.

Publié le 11 Août 2016 par Gilbert Hanna in Roman

De nos frères blessés de Joseph Andras. Ed. Actes Sud.

De nos frères blessés de Joseph Andras. Ed. Actes Sud.

Un « coup de poing dans la gueule » ou « dans le ventre » nous revient de cet épisode de la guerre d’Algérie, par le récit de Fernand Iveton, seul combattant français, condamné à mort.

Merci à l’auteur de ce formidable livre de nous avoir fait, revivre pour certains cette horreur, et connaître pour d’autres, la vie de notre camarade Fernand Iveton.

Merci, encore, à l’auteur de faire revivre, encore, une sociale démocratie qui a toujours fait le sale boulot de leurs maitres. Cette histoire, qu’on le veuille ou non, est plus que d’actualité avec une sociale démocratie au pouvoir.

Merci, encore, à l’auteur de nous avoir ouvert à nouveau les yeux pour redonner la force à notre lutte et de nous avoir ému au plus profond de notre être.

Merci, encore, à l’auteur pour cette écriture chargée de réalisme et de poésie et de faire revivre ces moments héroïques que les protagonistes n’ont pas voulu.

Est-il besoin de vous dire de le lire ?

Joseph Andras a refusé le prix Goncourt en déclarant « je n’écris pas pour obtenir un prix. » Merci, encore, de ne pas laisser le pouvoir, en place, récupérer la mort de Fernand Iveton par une réhabilitation posthume.

Merci à ma fille de m’avoir passé ce livre en sachant qu’il m’intéressera « grave ».

« Iveton demeure comme un nom maudit….. On se demande comment Mitterrand pouvait assumer çà. J’ai dû prononcer le nom (d’Iveton) deux ou trois fois devant lui et cela provoquait toujours un malaise terrible, qui se transformait en éructation… on se heurte à la raison d’Etat. B.Stora et F. Malye . François Mitterrand et la guerre d’Algérie. »

« Dans « Coups et blessures, Roland Dumas rapportera que François Mitterrand a, selon lui, tenu à abolir la peine de mort pour se « racheter », aussitôt parvenu au pouvoir, de ses décisions lors de la guerre d’Algérie- parmi lesquelles, donc, l’exécution d’Iveton. » François Ministre de la justice avait refusé la grâce.

Et, aujourd’hui de nos frères blessés, torturés, emprisonnés, condamnés, licenciés, exilés, réfugiés, enfermés dans les centres de rétention avec leurs enfants de deux ans, expulsés, livrés, noyés ………………….. en France et dans le monde, il est aussi de notre devoir d’écrire le récit de leur vie.

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