Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un blog tout a fait personnel qui informe des manifestations , des conférences , des lectures et du cinéma.

Georges Ibrahim Abdallah. 33 années de prison. « Une condamnation à mort de facto »

Publié le 22 Septembre 2016 par Gilbert Hanna in Passe

Georges Ibrahim Abdallah. 33 années de prison.  « Une condamnation à mort de facto »

Georges Ibrahim Abdallah. 33 années de prison.
« Une condamnation à mort de facto »
Mais où sont les défenseurs des droits humains ?

Le 25 octobre 2016, Georges Ibrahim Abdallah, retenu et séquestré dans la prison de Lannemezan (France) va entamer sa 33 ieme année d’incarcération pour complicité d’assassinat.

A l’heure où les syndicalistes et responsables d’associations sont enlevés pour être jugés devant les tribunaux sans réactions des intellectuels, les comités de soutien se posent la question : que faire pour Georges Abdallah « condamné à mort » de facto dans cette prison de haute sécurité ?

Pas un jour de ce mois d’Aout 2016 ne s'est passé sans que se tienne un rassemblement pour la libération des prisonniers politiques palestiniens de Bilal Khayed et Ahmat Saadat où le nom de Georges n’a été associé pour exiger leur libération :

À Gaza, à Naplouse en Palestine occupée, a Berlin, au concert de Julia Boutros à Beyrouth, à Sousse en Tunisie, à Alger, à Amman (Jordanie) devant le siège de la Croix Rouge, à Zurich (Suisse), à Ankara (Turquie), 7 villes en France, à Edimbourg (Ecosse), Berlin, et naturellement à Beyrouth devant le camp de refugiés palestiniens de Sabra-Chatila, de sinistre mémoire, ainsi que devant le siège de la Croix Rouge de la capitale libanaise ainsi qu’à Bruxelles et une manifestation à la fête de l’huma 2016 à Paris

Les soutiens des associations et les initiatives personnelles sont nombreuses et permanentes :

Parmi elles, à noter celle du parti communiste Libanais, dont le secrétaire général, Hanna Gharib, a adressé un message au Président de la République française, à l'occasion du 14 juillet, dont voici les principaux passages :

« La République Française célèbre cette fête aujourd’hui partout en France et dans ses ambassades dans le monde entier, pour souligner la victoire des principes de la révolution “Liberté, Egalité et Fraternité”.

« Cependant le gouvernement français néglige ces mêmes principes dans la région de Lannemezan où Georges Abdallah passe sa trente-deuxième année de détention, alors qu’il avait déjà satisfait les conditions de sa libération depuis dix-sept ans ».

Une France qui de plus se permet de donner des leçons de démocratie au monde entier.

Une France qui ne respecte pas ses décisions de justice lorsqu’il s’agit de Georges Abdallah. En effet en 2003 le tribunal de Pau avait autorisé sa libération avec à la clé un arrêté d’expulsion auquel le ministre de l’intérieur s’est empressé d'interjeter appel, mettant tout en oeuvre pour que l’instance d'appel refuse sa libération.

Il en a été de même en 2012, sauf que cette fois l’appel a confirmé sa libération dans les mêmes conditions que 2003, la signature d’un arrêté d’expulsion par le ministre de l’intérieur Manuel Vals.

Là aussi, le ministre de l’intérieur, faisant suite à une démarche pressante d’Hillary Clinton, à l'époque secrétaire d'Etat, secondée par la force de frappe du CRIF, a tout mis en œuvre pour que la Cour de cassation casse l’appel au motif que Georges Abdallah n’a pas fait d’année de probation et ne s’est pas repenti.

Quelle conception de la justice de la part de ce gouvernement ?

La question lancinante qui se pose : Mais que fait Robert Badinter lui qui était contre la peine de mort ?

Et Amnesty internationale ? L'ONG se défausse en faisant valoir qu’elle ne défend pas les crimes de sang ? Oui , mais Georges a été condamné pour complicité d’assassinat sans que sa participation n'ait jamais été prouvée.

Cette exceptionnalité dans le monde des prisonniers politiques en France, fait de Georges Abdallah un « héros mythique » comme l’écrit le journaliste René Naba : « Mal jugé, mal condamné, le cas de Georges Ibrahim Abdallah constitue une ignominie dans l’ignominie. L’ostracisme dont il est l’objet l’a projeté, par contrecoup, au rang de héros mythique du combat palestinien, au même titre que Marwane Barghouti, le chef du Fatah, Ahmad Saadate, le chef du Front Populaire de Libération de la Palestine » et maintenant Bilal Khayed.

Hanna Gharib SG du PCL de rajouter: «Toutefois, l’intervention politique injuste des ministères de la Justice et de l’Intérieur a empêché son expulsion. Cette décision contredit tous les arrêts judiciaires, les lois françaises et les principes de justice et de liberté énoncés par la révolution du quatorze Juillet, et a ramené l’affaire au point de départ.

L’article VII de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclamée par la Révolution et dont vous célébrez l’anniversaire, déclare

Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis […].

L’affaire de Georges Abdallah est devenue une affaire de détention arbitraire d’un homme qui a accompli tout ce que la loi lui demande, et a respecté tous les jugements judiciaires prononcés contre lui.

Cependant et malheureusement les gens au pouvoir ont décidé de le maintenir derrière les barreaux et de le condamner sans justification légale. Ils ont décidé de retenir sa liberté indéfiniment, ce qui signifie pratiquement une condamnation à une « mort lente ».

Sa libération doit devenir une exigence nationale pour tous les défenseurs du droit. Aujourd’hui le pays des droits de l’homme est coupable d’abus de droit.

Sa libération n’est pas une faveur, ne peut être liée à aucune repentance (héritage de la culture judéo-chrétienne) ni à un privilège quelconque mais tout simplement à une obligation légale.

Un homme debout mais libre dans sa prison ne nous suffit plus.

Exigeons tous ensemble (militants, syndicats, intellectuels) sa libération pour sauver l’honneur de nos principes et de nos valeurs.

Les comités pour la libération de Georges Abdallah organisent une manifestation le samedi 22 Octobre à 14 h devant la prison de Lannemezan avec les volontaires qui veulent s’y associer pour que la justice et la dignité humaine soient respectées.

Pour Rappel :
Jacques Gaillot a rendu visite à Georges .
Yves Bonnet ancien directeur de DGSE réclame sa libération et demande à être reçu par le gouvernement,
Voir l’appel voté par le Syndicat Solidaires en 2014 au congrès national : http://www.laboursolidarity.org/Poour-la-liberation-de-Geor…
La LDH reclame l’appilication du droit : http://www.ldh-france.org/La-LDH-demande-la-liberation-de/
le gouvernement libanais est prêt à le recevoir, plusieurs demandes ont été formulées par les membres du gouvernement libanais et mêm Gemayel Amine.
Des contacts ont été pris auprès de personnalités, artistes, religieux qui ont promis de faire quelque chose. On attend.

Gilbert Hanna

Commenter cet article

dje 21/10/2016 15:38

bravo pour cet article et bravo à toutes les personnes qui aident cet homme pris dans les griffes criminelles des sionistes et de leurs collabos