Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un blog tout a fait personnel qui informe des manifestations , des conférences , des lectures et du cinéma.

« On ne peut pas emprisonner le parfum des fleurs de Jasmin. »

Publié le 19 Octobre 2016 par Gilbert Hanna in Commentaires

« On ne peut pas emprisonner le parfum des fleurs de Jasmin. »

« On ne peut pas emprisonner le parfum des fleurs de Jasmin. »

 

Lettre écrite à sa famille, depuis sa prison, par une jeune Palestine de 15 ans.

Reçu par Samidoun.

 

La lettre qui suit a été écrite par une jeune palestinienne blessé, Nathalie Shokha.

Elle est adressée à sa famille et à la communauté du village.

Nathalie 15 ans est emprisonnée dans la prison de Hasharon avec 11 autres mineures palestiniennes.

Nathalie originaire du village de Rammun près de Ramallah, a été blessée par un tir provenant de soldats israéliens de l’occupation le 28 avril 2016.

Elle a reçu une vraie balle dans le dos et dans la poitrine.

Elle a été arrêtée en même temps qu’une autre mineure palestinienne, Tasneen Halabi, près du village de Beit Ur à l’ouest de Ramallah.

Nathalie et Tasneen ont été accusées de vouloir attaquer à coups de couteau des soldats israéliens de l’occupation.

Tasneen a fêté ses 15 ans dans la prison de Hasharon, il y a tout juste 2 semaines.
La lettre de Nathalie qu’on lira ci-après met en évidence le rôle des prisonnières palestiniennes le plus âgées qui organisent la vie des palestiniennes à l’intérieur des prisons israéliennes ( elles ont créé un magazine et une communauté culturelle)  comme l’ont fait les religieuses pour les jeunes filles emprisonnées  dont on les désigne comme « Zaharat » : les fleurs.*

 

Lettre :

 

« Je salue l’ensemble des généreux habitants de mon très cher village, Rammun.

Mes salutations aussi à l’assemblée du village et à tous ceux qui favorisent son développement.

Mère, en prison, je suis maintenant un membre de la communauté culturelle. Je suis aussi devenue membre du magazine. Je commente des romans et je suis la quatrième à lire : merci mon dieu ! quoi qu’il arrive.

Maman, Papa, ici chacun est fier de l’éducation que vous m’avez donnée.

Vous pouvez aussi être fiers. Je partage une chambre avec 6 autres filles.

Nous sommes 12 fleurs (C’est le nom des prisonnières mineures de haute sécurité).

Nous partageons les bons et les mauvais moments.

Maman, s’il te plait, salue tout le monde et dis bien à tous qu’ils me manquent et que je m’excuse si j’en oublie certains.

Puise Dieu nous rassembler, et nous réunir bientôt.

Que Dieu nous apporte la liberté maintenant.

On ne peut pas emprisonner le parfum des fleurs de jasmin

 

Prisonnière Nathalie Shokha

Hasharon prison

Division 14

Israël

* les mineurs sont désignés comme lionceaux et les mineures comme Fleurs.

D’où le parfum des fleurs des jasmins est un jeu de mot subtil difficile à traduire.  

Commenter cet article