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Un blog tout a fait personnel qui informe des manifestations , des conférences , des lectures et du cinéma.

Lettre ouverte à nos concitoyens Sale temps pour les réfugiés

Publié le 4 Janvier 2017 par Gilbert Hanna in Commentaires

Lettre ouverte à nos concitoyens  Sale temps pour les réfugiés

Lettre ouverte à nos concitoyens

Sale temps pour les réfugiés « au pays des Droits de l'Homme »

Et si c’était nous qui devions quitter notre pays, notre famille, nos amis, chassés par la guerre, la misère ou les persécutions ? Que souhaiterions-nous trouver au bout du chemin de l’exil ?

Un lieu de répit où, dans les plus brefs délais, la situation de chacun et chacune soit étudiée au regard du droit international ou un bidonville sans espoir ?

Une aide pour apprendre la langue, la culture du pays dans lequel, pour un temps ou pour toujours, un réfugié s’apprête à vivre ou la solitude face à la complexité des codes et des démarches ?

Un accueil bienveillant et chaleureux, des échanges enrichissants avec la population locale ou des manifestations d’hostilité ?

La médiatique crise des migrants est en fait une crise de l’accueil. Si les moyens matériels et humains (locaux, travailleurs sociaux) nécessaires pour appliquer le droit international étaient suffisants, on ne parlerait pas de crise. La moitié des 900 « calésiens » que notre région doit accueillir sont déjà là. Où sont les problèmes ? Nulle part. C’est parce qu’il manque des équipements pour accueillir l’autre moitié que des voix hostiles se font entendre. Notre pays a pris du retard, il doit le rattraper.

L’Europe a déjà fait face à des afflux importants de réfugiés. La France a accueilli en 1939, en quinze jours 475 000 réfugiés fuyant l’Espagne franquiste et plus récemment, l’Italie a accueilli 800 000 albanais dans les années 80.

Que représente un million de syriens qui frappent à nos portes sur 510 millions d’européens (soit 0,002%) quand on sait que le Liban en accueille 1 million, (soit 20% de sa population) ?

Depuis plusieurs années, la crise des réfugiés n'est traitée que comme une simple aggravation d’une « vague migratoire » qui vient s’échouer sur nos côtes européennes. Et les réfugiés comme des victimes de cette « misère du monde » attirés par l’eldorado européen.

Or, l’immense majorité de ceux qui cherchent à se rendre en Europe n’aurait jamais songé, il y a quelques années, à quitter leur pays : ils ne « migrent » que parce qu’ils fuient la guerre, les massacres, les persécutions, les viols, les tortures, la mort.

Fuir son pays quand on ne l’a pas choisi est une déchirure, un drame parfois. Faisons bon accueil à ceux que nous accueillons pour quelques mois ou quelques années parmi nous. Des initiatives voient le jour ici et là. Rejoignons les, créons en d’autres. Soyons à la hauteur de notre réputation de « pays des droits de l’homme ».

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