"Route 60", d'Alaa Ashkar
Projection en présence du réalisateur
Un périple poétique dans la vie quotidienne
des Palestiniens, en Cisjordanie
Cinéma de Cadillac
mardi 5 novembre à 20 h 30
Citoyen israélien, Palestinien de Galilée, Alaa Ashkar, 34 ans, après avoir étudié à Sciences-Po et beaucoup voyagé dans le monde, se pose des questions sur son identité. Son éducation à l’école israélo-arabe, la politique de peur instillée par l’État d’Israël au sein de sa population, les pressions de la société israélienne, ont façonné sa vision des territoires occupés, lui ont appris à se défier des Palestiniens de Cisjordanie. Il décide d’aller voir par lui-même, nous conduit sur la Route 60 qui traverse du nord au sud la Cisjordanie, terre de paysans, de commerçants et de pasteurs, et nous fait partager ses rencontres.
« Ce documentaire créatif représente le côté intime de mon expérience en Cisjordanie, où j'ai vécu pendant deux ans, explique-t-il. C'est en tant que Palestinien que j'y suis allé. Bien plus qu’un mur, ce sont des barrières psychologiques qui ont été dressées et de la peur qui m'a été transmise, en tant que citoyen d'Israël. J'ai voulu filmer loin des clichés et des idées reçues, une réalité humaine complexe ».
Alaa Ashkar réussit à donner au film tout entier une tonalité empreinte d'une poésie parfois très émouvante, et à transmettre au spectateur le sentiment non seulement de devenir le témoin de sa recherche d'identité, mais d'assister à une sorte de renaissance à travers la compréhension intime de ce que signifie l'occupation du pays par Israël.
Soirée organisée conjointement
par Palestine 33 et le cinéma Lux de Cadillac
