Manifeste pour sortir du mal-être au travail, par Vincent de Gaulejac et Antoine Mercier Ed.Desclée de Brouwer.
Antoine est journaliste à France Culture et Vincent est sociologue, directeur du laboratoire de changement social à l’Université Paris Diderot. Ahahaha aha aha
Pourtant le titre est plus explicite que la souffrance au travail, titre qui a fait florès, et qui est un terme plus médical que social.
Je me suis dit «Enfin, on va aborder le problème sous angle plus social !»
Merde !!!!! Les auteurs dans l’avant propos donnent sous forme de questionnement, le ton général de cet ouvrage : « Mais qui peut bien avoir intérêt à ce que la souffrance au travail si généralise ?
« Evidemment pas les salariés qui en sont les principales victimes ». Heureusement.
« Certainement pas les entreprises dont les résultats pâtissent à terme du formidable gâchis humain et professionnel que provoque le mal être de leurs salariés ». A tiens tiens étonnant non ? Pour eux ce n’est pas un gâchis puisqu’ils veulent s’en débarrasser.
« Le système, aujourd’hui, paraît perdant/perdant ».
Comment rendre raison de cette situation dont personne ne semble tirer profit ?
Et voilà le travail !!!! Pourtant le livre mérite une lecture attentive car il permet aux militants de tirer leurs propres conclusions (pas celles des auteurs qui veulent moraliser le système et rendre le patronnât plus attentif aux problèmes des « ressources humaines » (l’horreur ce vocabulaire).
Même si tout militant d’un syndicalisme de transformation sociale a connaissance de cette sur exploitation et sur aliénation des travailleurs en système de production, on peut en tirer des éléments de réflexion pour combattre cet idéologie molle qui confond lutte des places avec lutte des classes.
