Retour à Lannemezan 3 jours après la tempête du Samedi 25 octobre.
Un rassemblement qui a regroupé 300 personnes devant la gare pour aller devant la prison.
Un souffle de liberté qui a balayé la pression imposée par le gouvernement à l’encontre de notre camarade Georges dans cette prison de HAUTE SECURITE.
Ce vent de liberté a laissé des traces sur les arbres qui encerclent la prison.
Comme s’il ne suffisait pas de ces 3 murs de 4 m, qui plus est séparés par un no man ‘s land de plus 5 mètres, et de grillages tout autour agrémentés de fils de barbelés dignes de ceux qui sont sur et sous le mur de la honte en Israël.
Ce vent de liberté qui aère l’esprit, le cœur et les poumons de ceux ,qui dans la grisaille ont le souffle court, saccadé comme une angoisse qui ronge la parole de l’espoir.
Fichtre que le voyage est long, cher, ennuyeux avec pour perspective les landes et cette montagne, qui dans le brouillard offre à la vue plusieurs rangées de chaînes comme les murs de la prison.
Fichtre aussi que le lever du soleil est beau sur la chaîne des Pyrénées qui redonne de l‘espoir pour un futur proche et heureux pour ceux qui poussaient la « bourrasque » du samedi après midi. « Tes camarades sont là » et il savait qu’ils étaient nombreux pas simplement par les mots d’ordre mais aussi par le bruit de nos pas sur gravier, et les vaches qui meuglaient et qui beuglaient car elles n’avaient jamais entendu dans de force pour libérer notre camarade. OH ceux d’en haut, vous voulez qu’on aille le chercher ?
Ce souffle de liberté sortant de nos gorges redonne la joie, le sourire et la confiance dans l’avenir.
Quel bonheur de revoir notre ami, le sourire aux lèvres et la joie dans les yeux.
Kifak Habibi*… « Content de vos actions qui nous ont secoués, émues pour nous dire la confiance revenue.
« Georges Abdallah libre» est le cri de la délivrance qui vient.
Gilbert Hanna
* Comment va mon cher.
