« Le sel de la terre ». De Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado sur l’œuvre du Photographe Sebastiao Salgado.
Wim Wenders et le fils de Salagado l’ont filmé. Il se raconte et raconte l’histoire de ces photos les plus célèbres et de Génésis (la création), son œuvre sur la terre et par conséquent sur l’écologie. Derrière chaque photo, il y a une histoire politique. Un grand Humaniste au service des hommes. A voir absolument. On contemple ses photos sans contemplation le travail d’un vrai humaniste qui sait où sont les intérêts du « sel de la terre ». C’est nous. Inspiré d’une parabole de Jésus Christ ce film n’a rien de religieux.
« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. » Bible.
Par contre je ne comprends pas qu’aucune critique n’ai fait référence au film de 1954 « le sel de la terre » est ce que c’était un film plus « lutte des classe » que celui de 2014, plus politiquement correct ?
L’autre présente l'histoire authentique de mineurs mexicains de l'État du nouveau Mexique, aux Etats Unis, luttant pour l'amélioration de leurs conditions de vie. Le conflit social est raconté par Esperanza Quintero , trente-cinq ans, enceinte de son troisième enfant et mariée à Ramon, employé à la mine depuis 18 ans. Les deux revendications principales des grévistes sont l'égalité des salaires avec les ouvriers américains et la sauvegarde de la sécurité par la suppression du travail en solitaire. Les épouses des mineurs souhaiteraient inscrire une revendication supplémentaire : la fourniture d'eau chaude courante dans les maisons louées par la compagnie. L'histoire prend toutefois une tournure très différente des autres films du genre lorsque les mineurs se voient interdire par un tribunal, se conformant aux dispositions du Taft-Hartley Act, de poursuivre la grève. C'est alors que leurs épouses et leurs filles décident, non sans quelques difficultés (la plupart des mineurs y sont initialement opposés), de tenir les piquets de grève à leur place.
S’il est un film américain qui mérite le qualificatif de « prolétarien », c’est bien celui-ci. Sans doute est-ce le seul. Un véritable ovni en somme dans le paysage cinématographique étasunien. Prolétarien, antiraciste, anti-impérialiste et féministe, le cocktail avait de quoi effrayer les conservateurs de tout poil de cette Amérique des années 50 plongée dans la paranoïa anticommuniste et l’hystérie maccarthyste. Rappelons le contexte : la guerre froide bat son plein et la Commission des Activités Anti-Américaines s’emploie à mettre à l’index les « comploteurs communistes » dont beaucoup se cacheraient à Hollywood. Une liste noire est dressée sur laquelle figurent les artistes indésirables auxquels les studios interdisent dorénavant de travailler.
Parmi eux, Herbert Biberman, Michael Wilson et Paul Jarrico, crédités respectivement comme réalisateur, scénariste et producteur du Sel de la terre.
