Magic-Majid sous titre « La sardine du cannibale » de Majid BA et Pierre Fouillet ; Ed. Sarbacane.
Un sénégalais débarque à Paris, c’est Majid. Il a eu l’idée de raconter son histoire depuis son arrivée jusqu’à l’obtention de ces papiers.
Je me souviens avec beaucoup de nostalgie de Madjiguène Guèye dans une interview qui féminisait « un sans papiers femme », elle les appelait « les sans papières ».
« Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre »
Pauvre Rutebeuf chanté par Léo Ferré.
Histoire classique en BD, ce n’est pas pour cela qu’elle n’est pas intéressante pour au moins nous rafraichir la mémoire et nous inciter à se révolter.
