Le premier qui ose me dire, que l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire, ferait mieux d’aller téter sa mère pour retrouver le gout de la solidarité et de l’amour.
Senghor ne m ‘a pas laissé un bon souvenir politiquement mais son poème « femmes noires » m’avaient comblé et cette photo, contrairement à celles utilisée par les éditeurs, me comble. Elle m’emmène vers mon enfance qui n’a pas été forcément tendre comme à le dire ceux qui aiment employer lieux communs dans leur discours.
« Femme nue, femme noire »
« Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté »
« J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux »
« Et voilà qu'au cœur de l'Eté et de Midi, »
« Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné »
« Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle »
Léopold Cedar Senghor. Chants d’ombre.
