Samedi 28 novembre 2015
(veille de l'ouverture de la COP21 à Paris)
Rassemblement à 11h00 au
Miroir des Quais de Bordeaux
(en face de la place de la Bourse):
"Pour un climat sans nucléaire"
Les initiatives se multiplient pour dire qu'il faut "sauver le climat"...
Or, sponsorisée par EDF, la COP21 se veut aussi une tentative
de sauvetage pour une industrie nucléaire en pleine déconfiture.
En effet, alors que la part du nucléaire dans l'énergie mondiale s'effondre
de façon irréversible (cf données ci-dessous), les dirigeants politiques et
industriels français rêvent encore de construire des réacteurs nucléaires...
Alors, à Bordeaux comme partout ailleurs, agissons : "Pour un climat sans nucléaire" !
A savoir :
1) soigner la peste climatique avec le choléra nucléaire est absurde
Il est parfaitement absurde de prétendre "sauver le planète" avec le nucléaire, ses catastrophes comme Tchernobyl et Fukushima, ses déchets radioactifs, ses pollutions par les mines d'uranium, sa prolifération (accès à l'arme atomique), ses émissions de co2 non négligeables lorsque l'on regarde la filière nucléaire dans son ensemble. On ne soigne pas la peste avec le choléra !
2) l'industrie nucléaire, en déclin rapide, a un effet quasi nul sur le climat
Alors que les dangers du nucléaire sont immenses (une seule catastrophe peut contaminer un continent entier), la part de l'atome dans l'énergie mondiale est infime (1,8% de la consommation mondiale d'énergie). Concernant la seule électricité, la part mondiale du nucléaire est passée de 17,1% en 2001 à 10,6% en 2013 (*), assurément moins de 10% désormais.
C'est un véritable effondrement qui va se poursuivre avec les innombrables fermetures de vieux réacteurs (plus de la moitié des 400 réacteurs en service sur la Terre a dépassé 30 ans). Dans le même temps, la part des énergies renouvelables a dépassé 22% : plus du double du nucléaire. Il n'est donc pas seulement absurde de vouloir "sauver le climat" avec le nucléaire, c'est aussi parfaitement vain.
Conclusion : le nucléaire peut détruire la planète, mais assurément pas la sauver. Il faut donc stopper au plus vite l'atome, avant qu'un autre Fukushima ne se produise, et agir pour les économies d'énergie et pour les énergies renouvelables.
