La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra. Ed. Juilliard.
L’auteur donne la parole à Mouammar Khadafi.
Le président de la république libyenne, dans les trois derniers jours qui lui restent à vivre, fait le bilan de son existence. Il se découvre injuste, cruel et dictateur mais dit-il « le pouvoir appelle le sang » et « j’incarne le peuple et la nation libyenne que j’ai sorti de la nuit ».
Ce roman est construit à la première personne. Mouammar khadafi (ou du moins Yasmina) revient sur sa vie, sa famille, sa région, la royauté et ses injustices, ses actes positifs pour le peuple, sa résistance aux puissants. Un personnage plein de contradictions qui comme Janus a deux faces.
« Que va retenir l’Histoire ? » de ce personnage ambivalent mais surement atteint psychologiquement ?
Yasmina comme tout Arabe pose la question sur un dilemme sur le pouvoir dans les pays arabes : dictature, régime fort ou Chaos ? Avec des sous-entendus « peut-on intervenir de l’extérieur pour imposer la démocratie sans foutre la pagaille ?
Un livre à lire, construction bien menée comme tous les livres de Yasmina Khadra (sans forcément les mettre sur le même pied d’égalité).
Lecture facile accrocheuse par sa fluidité et son suspense.