« Une petite fortune » De Rosie Dastgir ; Ed. Christian Bourgois 2012.
Quand j’ai demandé à Alexia de la médiathèque, « si ce roman est intéressant », « elle me dit oui mais je ne l’ai pas lu ».Elle est bonne. Mais comme je suis curieux de nature et que tout ce qui touche l’immigration et les mariages m’intéresse, je l’ai pris. Je ne l’ai pas regretté.
Ce roman aborde avec réalité et subtilité les problèmes qui traversent la communauté pakistanaise en Angleterre. Surtout que Rosie Dastgir est née au royaume uni d’un père pakistanais et d’une mère anglaise. Donc elle connaît toutes les situations qu’elle décrit avec beaucoup de tact, d’humour et d amour. C’est à se demander si ce roman n’est pas en partie autobiographique.
Il aborde avec finesse le problème d’identité, l’appartenance culturelle, la double culture, la loyauté vis à vis de ses racines, l’acculturation religieuse et les manipulations possibles.
Ce roman expose, aussi les nombreuses difficultés de nos vies contemporaines. De plus ce texte est rempli de petits et grands sujets philosophiques allant des plats cuisinés en passant par le grand auteur anglais Shakespeare.
Et comment aborder le féminisme dans ce milieu où l’homme dicte sa loi. IL traite de la famille pakistanaise élargie où les cousins, les oncles et tantes ont tous une influence sur l’attitude de chaque membre de la communauté. Il est aussi le roman de toutes communautés immigrées qui doivent se faire une place sans perdre totalement leur identité.
Un roman très réussie qui se lit facilement car la traduction est excellente. A conseiller.