Les Lois de la frontière, de Javier Cercas. Actes Sud
J’avais lu les Soldats de Salamine qui m’avait bien plu. Celui-ci analyse l’Espagne Franquiste et post franquiste, en 1978, Franco est mort mais pas vraiment. Javier dans « l’anatomie d’un instant » traite du coup d’Etat de Terjero, ici, celui des amitiés de l’enfance et de la manipulation des pouvoirs de Madrid et de la Catalogne, du rôle des journalistes (naissance de la télé réalité). Javier Cercas démonte ce mécanisme sur l’histoire d’une bande de jeunes délinquants. Il tisse le portrait d’une génération en perdition, écrit l’histoire d’une rédemption ratée, imprégnant au récit un rythme haletant. On n’est pas dans la movida, c’est une autre facette (la face B de la fin du franquisme) les jeunes condamnés d’avance par la drogue, le sida. « Loin des frontières » ne mélangent pas les classes sociales même dans l’amour.
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