« Xénia » de Gérard Mordillat. Ed. Calmann-Lévy.
Il est l’auteur le plus génial pour décrire le monde du travail, celui des luttes, de la précarité et la situation des femmes qui sont doublement en souffrance dans la précarité et à charge d’enfants. Un livre qui décrit le servage des femmes et leur lutte pour la vie, la solidarité et l’avenir qui vient malgré la sauvagerie du capitalisme.
D’ailleurs il cite Rimbaud « Quand sera brisé l’infini servage des femmes »
C’est l’histoire de Xenia en grec qui signifie l’étrangère. Même si elle est étrangère dans cette vie, elle fait partie de notre monde proche.
Ce roman, dans la veine sociale, est pour moi, après les vivants et les morts, le meilleur de l’auteur. Ses personnages ont du caractère, de la force pour survivre dans ce monde qui perd le sens de l’humain.
Il y a quelquefois dans le récit du désespoir mais l’auteur a de l’amour pour ces personnages qui les fait vivre dans la solidarité, la joie et l’amour.
Un livre très intéressant et d’actualité et à lire.
