Dolce Vita 1959-1979», Simonetta Greggio, Ed .Stock
Etonnant le hasard, ma fille me prête ce livre, juste après avoir vu le film sur Pasolini et revoir le film « la Dolce Vita » de Fellini, ces trois chefs d’œuvre traite de la même période. C’est comme une réponse à ma question aux deux jeunes (chronique du film d’Abel Ferrara) « il faut lire ce livre avant d’aller au cinéma » pour saisir la grandeur de Paolo Pasolini.
Simonnetta décrit admirablement l’importance historique en citant Alberto Moravia « nous avons perdu un poète, et des poètes, il n’y a en pas tant que ça dans le monde, il en naît trois ou quatre par siècle. Quand ce siècle finira, Pasolini sera l’un des rarissimes qui resteront. Le Poète devrait être sacré ». (Alberto Moravia sur le cercueil de Pier Paolo Pasolini.
Quelle bonne idée de démarrer son roman sur une scène du film pour décrire à travers la confession d’un personnage, le prince Malo, le récit de la nomenklatura italienne et ses dérives qui s’est emparée du pouvoir
Un rythme dans l’écriture et le partage des chapitres entre hier et aujourd’hui dignes d’un thriller.
Les liens entre la démocratie chrétienne, la papauté, les officines néofascistes, les services secrets italiens, les brigades rouges, la CIA, La loge maçonnique P2 et la Mafia et les relations avec cette bourgeoisie « jouisseuse » italienne.
Une manière de nous dire l’Italie d’aujourd’hui.
En effet dans le dernier chapitre « Post-Italie », l’auteure après une liste impressionnante d’attentats, de meurtres où tous les participants à ces saletés liés à l’extrême droite qui n’ont jamais été condamnés, appartenant tous la loge P2, nous met en garde.
« Dans la loge P2, Silvio Berlusconi était inscrit sous le numéro 1816 » comme une horrible continuité avec des moyens modernes.
