Le Sang Versé d’Asa Larsson. Ed. Albin Michel.
Le genre de roman « dit thriller », mais plus que çà, dans lequel on s’immerge dès les premières pages. On vit avec les personnages comme membre de notre communauté et de notre entourage. Bien sûr il y a des meurtres, des mystères cachés, des frustrations dans cette société machisme, protestante mais Asa Larsson donne une dimension sociologique à cette délicieuse histoire dans le Nord.
Une avocate revient dans son village natal pour traiter une affaire et ré découvre les ignominies d’un petit bled mais avec le climat glacial qui rajoute à l’atmosphère particulière.
Quelle bonne idée d’introduire entre les chapitres ce récit de la louve Gula Ben (en suédois patte jaunes) dans ce prodigieux roman.
Elle termine dans le chapitre des remerciements :« Rebecka Martisson va s’en remettre. J’ai foi en cette petite fille avec ces bottes en caoutchouc rouge. Et n’oubliez pas : dans mon livre c’est moi qui suis Dieu. », comme pour nous dire c’est plus qu’un roman.
Et de citer sa tante : » J’ai trouvé ton livre épouvantable, surtout à la troisième lecture"
