Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Un blog tout a fait personnel qui informe des manifestations , des conférences , des lectures et du cinéma.

Voyageur malgré lui de Minh Tran Huy.

Publié le 19 Août 2015 par Gilbert Hanna in Roman

Voyageur malgré lui de Minh Tran Huy.
Publicité

Voyageur malgré lui de Minh Tran Huy. Ed. Flammarion.

Un hommage à son père, vietnamien, en Exil. Une déclaration d’amour filial pour celui qui a voulu éviter à ses enfants de vivre dans l’insécurité et la crainte comme lui a vécu pendant sa jeunesse au Vietnam.

Histoire dramatique pour cette famille engagée, contre le colonialisme français, pour la libération du pays. Un malheur n’arrive jamais seul, lorsque les français quittent le Vietnam, ils sont remplacés par les américains.

L’auteur découvre, à l’occasion d’un voyage à New York, le cas « Albert Dadas », un touriste pathologique, le premier cas de dromomanie. De cette découverte elle remonte l’histoire de certains exilés. D’abord Albert Dadas , dont elle décrit longuement son histoire et Samia Yusuf Omar, celle qui a représentée l’Ethiopie aux jeux olympiques de Pékin, dont elle narre l’histoire avec une émotion, attendrissement, bouleversement, frisson, fureur, poésie , révolte et douleur. Ensuite, elle décrit avec beaucoup de sensibilité celle de sa famille : ses arrières grands parents, ses grands parents, ses parents et la longue tragédie que son père a vécu loin de « ce n’est plus chez moi ».

Tout le monde doit lire ce roman d’autant que rare sont les vietnamiens qui ont raconté leur vie .Ce n’est ni le procès du colonialisme français et américain, ni celui du communisme, mais une histoire comme dit Sembene Ousmane d’un « petit bout de bois de Dieu » (En Ouolof. Banty mame yallah). L’histoire qu’a pu vivre chaque être humain, exilé, immigré et ceux fuyant le désastre, dans le bouleversement de la grande Histoire.

Deux choses ont attiré mon attention

- page 119 lorsqu’il a fallu qu’elle renouvèle sa carte d’identité « je m’étais munie des documents de rigueur, photos, justificatif de domicile, acte de naissance attestant que j’avais vu le jour dans les hauts de seine, ainsi que mon passeport pour faire bonne mesure ; A mon grand étonnement, le préposé m’a répondu avec une assurance toute administrative que cela ne prouvait pas que j’étais française ». J’en ai connu des personnes dans ce cas.

- « Le silence n’est pas l’effacement mais l’écrin du souvenir. Je n’ai pas le sentiment d’être en train d’oublier quoi que ce soit, simplement de passer un peu plus de temps chaque jour dans un songe familier, qui m’appartient et auquel j’appartiens, et dont je ne parviens pas à croire qu’il va s’évanouir avec moi ».

L’exergue du grand Georges Perec à propos de ses parents dans son livre Ellis Island est sublime.

Je vous laisse la découvrir quand vous lirez ce livre.

Mille excuses, habituellement je fais plus court mais peut être……

Publicité
Commenter cet article
Publicité