Profession du père de Sorj Chalandon. Ed.Grasset.
Les petits commentaires, qui m’étaient tombés sous la main, décrivaient ce roman comme autobiographique. Au fur et à mesure de la lecture, j’ai cru comme l’indiquait la couverture que j’avais sous les yeux un roman. En fouillant dans les premières pages, j’étais à la recherche d’une indication qui ne laisse pas place au doute « Ce récit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ». En Fait
C’était l’histoire réelle de l’auteur qui a vécu sous la terreur et l’admiration d’un père bourreau et/ ou héros, « dérangé » psychologiquement et d’une mère sous influence. Histoire de Ouf qui nous fait dire « ouf » à la fin de ce terrible roman.
Entre les années 61 à 2010, il évacue ses parents de son subconscient en nous racontant, sans rancune, sa vie.
Je ne dirai pas que « profession du père » est un roman magnifique ! Il est poignant !
Il arrive à nous faire partager sa douleur, sans pathos, avec dignité. L’émotion n’est jamais loin.
Pourquoi Profession du père ? Il faut lire le roman !
