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Un blog tout a fait personnel qui informe des manifestations , des conférences , des lectures et du cinéma.

La servante et le catcheur d’Horacio Castellanos Moya. Ed. Métaillé.

Publié le 28 Novembre 2015 par Gilbert Hanna in Roman

La servante et le catcheur d’Horacio Castellanos Moya. Ed. Métaillé.
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La servante et le catcheur d’Horacio Castellanos Moya. Ed. Métaillé.

Un très bon ami me prête ce livre qu’il n’a pas lu. Pourquoi ?
Ce livre, une horreur, sur les tortionnaires de s régimes fascistes en Amérique Latine.
Comment décrire et nommer ces violences quand le premier chapitre commence par décrire une scène de viol : un pourri à tous les sens du terme, moralement (un policier des services spéciaux) physiquement (un égout ambulant) crache « des glaires puantes dans le trou du cul d’une prisonnière pour la faire enculer par un autre ».
Comme si l’auteur nous mettait au défi d’aller plus loin ? on arrête de lire ou on continue ?
Heureusement (c’est une expression) J’ai décidé de continuer et bien m’en a pris. C’est un livre important pour être toujours en alerte vis à vis du fascisme qui nous guette et nous attend au coin de la rue.Après le film « Le bouton de nacre » (à voir absolument) et cette » servante et le catcheur » (à lire) je peux affirmer, jurer, cracher (une salive parfaite) que mes sens sont en éveil.

Etonnant dans ce roman, j’ai lu une réflexion qui a été prononcée, aussi, dans le film que le degré extrême de sauvagerie d’un Etat « est de ne pas rendre les morts à la famille pour leur permettre de faire le deuil ».
Eh bien toutes les dictatures d’Amérique Latine ont agi avec ce degré de sauvagerie et actuellement l’Etat d’Israël.

Au San Salvador au moment de la révolution sandiniste contre la dictature de Somoza soutenue par les Etats Unis et les pays européens. On ne parlait pas de l’Europe.Et pour ceux qui, ou bien vécu cette histoire, ou bien ont une culture de la révolution, l’assassinat de Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador, tué le 24 Mars 1980 pendant qu’il célébrait la messe. C’était du temps de la théologie de la libération.
« Moi je suis du temps du tango » Léo Ferré

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