« Quand le Diable sortit de la salle de bain » de Sophie Divry.
Ed. Notabilia. Je l’avais remarqué à la grande Librairie (Télé)
Quel régal ce témoignage sur le chômage, la précarité et la débrouille, celui de ces intellectuels diplômés mais qui ne trouvent aucun emploi et ne peuvent vivre de leur plume.
Dans une interview, a propos de la pauvreté, elle dit : « très peu traité en littérature où l’on croise plus souvent des expériences de riches ou d’artistes ». « C’était important de témoigner aussi de la dèche, qui est une expérience humaine très éprouvante, et malheureusement assez courante. »
Oui, Sophie ! Mais est ce que les Editeurs ne le font pas car ils estiment qu’un pauvre n’a pas une vie intéressante ? et que la pauvreté est chiante ?
Il y a des Editeurs qui ont eu ce courage : exemple la cause du poulailler ! ( un pavé dans l’édifice de Sandra Aymard)
J’ai adoré ce livre triste et drôle comme un clown. C’est « la force » de ce livre à l’heure de la guerre des étoiles…
A lire pour comprendre les préoccupations terre à terre quand on est dans la pauvreté.
« A partir du 15 du mois la préoccupation d’un chômeur, c’est comment manger jusqu’aux prochaines allocations » mais pas seulement, surtout les difficultés avec pole emploi.
Quand on pense que le gouvernement veut supprimer les guichets de Pole Emploi ?
J’ai adoré, dans ce livre, le chapitre imposé sur la vie sexuel d’un ami à Sophie comme un clin d’œil à certaines œuvres à qui on demande un peu de sexe ?
