Epilogue Meurtrier de Petros Markaris. Ed. Seuil Policiers.
Lire Petros Markaris, c’est comprendre la crise Grecque au quotidien.
Ce roman vaut plus qu’une conférence et qu’un commentaire économique : les salaires amputés quelquefois non versés, les chômeurs, les SDF, les immigrés persécutés par les fascistes de l’Aube Dorée, les débrouilles, les économies familiales, les haines qui transpirent et la solidarité familiale.
Après « Liquidations à la grecque », « le justicier d’Athènes » et « Pain, Education, Liberté » il a voulu compléter cette trilogie car il estime que « depuis la publication de ces trois romans, la situation s’est assombrie ».
« Qu’il fallait aller plus loin encore et dire à son pays, sans ménagement, les vérités qui dérangent ; Montrer par exemple ;
Que le cancer de l’Aube Dorée a contaminé une partie de la police.
Que les nervis d’extrême droite n’ont pas le monopole du racisme et de la xénophobie.
Que l’administration, largement corrompue, entrave le développement économique du pays.
Que l’enseignement secondaire est si mal en point que les lycéens font des heurs supplémentaires dans des cours privés qui ruinent les parents. »
Sans oublier le système de santé !
On n’est pas obligé de lire l’Ensemble des livres. Chaque roman est une unité mais l’ensemble fait le tour de la question et de l’histoire de la Grèce.
