Arrestation arbitraire et hors norme juridique à Bordeaux après la manifestation du premier Mai.
A Bordeaux une manifestation de plus de 5000 personnes pour la solidarité internationale et le retrait de la loi sur le travail.
Les ordres de fermeté du ministre de l’intérieur ont donné leurs fruits pendant la manif. En fin de parcours sur le cours Victor Hugo, les forces de l’ordre, en tenue de combat de rue, se sont rapprochées en serrant les manifestants qui portaient des masques ; mais parmi ces manifestants certains étaient venus avec enfants et poussettes. La responsable de la FSU est allée voir les responsables pour desserrer l’étau et surtout éviter des heurts. A la fin de la manifestation, les prises de paroles des organisations syndicales et des associations ont eu lieu sous haute surveillance ce qui a crée un climat de tension. Après la dissolution du rassemblement les militants et non militants sont rentrés tranquillement.
Un jeune de 19 ans, en rentrant chez lui, a été serré par des « représentants de l’ordre » sans signe distinctif (des vidéos ont été tournées) et emmené au commissariat.
Selon des renseignements il a été inculpé pour violences aggravées sur les forces de l’ordre.
Une centaine de militants se sont rassemblés devant le commissariat de Bordeaux pour demander sa libération.
Selon l’avocat renseigné par la police, il n’a pas demandé d’avocat et il est en garde à vue pour la nuit.
Les organisations syndicales présentes FSU, CGT et Solidaires ont dénoncé ces méthodes d’arrestations et vont publier un communiqué de presse.
Selon la procédure, il devrait être déféré au tribunal demain à13 h 30 pour la procédure judiciaire.
A suivre…
