Des femmes qui dansent sous les bombes de Céline Lapertot. ED. Viviane Hamy.
On suppose des journalistes qui suivent les « lionnes » de l’armée régulière dans un pays d’Afrique où la guerre civile n’a plus de sens. Les « rebelles » sont sanguinaires, ils rackettent le peuple et violent sans états d’âme toutes les femmes.
Le personnage central est Séraphine qui subit l’outrance absolue. Elle rejoint l’armée régulière. « Séraphine pense Je suis une guerrière. Voilà. Une guerrière sans vagin ni pénis, une guerrière qui vengera son corps et celui de sa mère, une guerrière, qui, s’il le faut, fera couler son sang pour la reconstruction de son pays »
Un roman écrit à la AK 47 Kalachnikov comme celle que porte toutes les « lionnes ».
Peut-on y voir un roman féministe comme ceux qui affirment que la femme est l’égal de l’homme dans tous les domaines ? même celui de la violence ?
A vous de voir en lisant ce récit original à travers Séraphine, Blandine, Nérine, Mélusine, Khaddi et autres qui nous racontent.
Une écriture particulière où elle emploie comme des commentateurs : Voilà, Au final et autres nouveautés dans le langage parlé.
Certaines tournures m’ont fait penser au créole.
A lire évidemment.
Ps je vais demander à médiathèque de ma ville d’acheter le premier roman sur les cassures de la jeunesse.
