Toutes les vagues de l’Océan de Victor Del Arbol. Ed. Actes SUD.
Je ne suis pas fortiche en espagnol mais je préfère le titre original : « un millon de gotas » tiré de deux vers : « La première goutte qui tombe est celle qui commence à briser la pierre.
La première goutte qui tombe est celle qui commence à être océan. »
Un des romans le plus fort, lu, en 2016, après je n’ai plus souvenir.
Une construction narrative des plus élaborée pour un roman noir qui couvre de la révolution russe à la guerre d’Espagne jusqu’à nos jours.
Sur le thème d’un fils assassinée (Qu’on retrouve chez cet auteur) ce livre est un puzzle des plus élaboré où les scènes sont d’une grande puissance.
Comment rester fidèle à ses idéaux lorsque la force de la barbarie vous malmène dans votre quotidien, avec vos amis et vos bourreaux.
Trois jeunes Européens idéalistes, dont l’Espagnol Elias Gil, sont pris au piège à Moscou, accusés de trotskisme et envoyés en Sibérie, mais pas n’importe où.
A Nazino, « l’île aux cannibales ».
Ces personnages et leur rencontres amicales et amoureuses vont traverser le monde en ébullition.
Des silences et des secrets cachés vont pourrir leur vie, celle des descendants, et celle de leur entourage.
Le silence est le concept constructif qui est à l’origine de cet excellent roman. La preuve l’épigraphe de l’auteur.
« A mon père et à nos murs de silence » ?
600 pages qui ne vous lâche pas. Pressé de rentrer pour le reprendre. Difficile de reprendre un autre roman !
