Sonia d’Ygnacy Karpowiecz. Ed. Noir/Blanc.
Une extraordinaire histoire tirée de « faits réels ». « Toute ressemblances avec des endroits, des personnes et des évènements réels et la seconde guerre mondiale est intentionnelle de même que complétement non autorisée ».
Sonia, sa mère morte a grandi violée et battue par son père, maltraitée par ses frères, vouée aux tâches domestiques.
En Juin 41 les allemands envahissent la Pologne et son village en Podlachie et d’un coup de foudre nait sa passion pour un officier SS. Un amour, bref, intense, ancré dans sa mémoire comme une joie éternelle.
C’est l’histoire d’un amour tragique dans la tragédie de la guerre 39/45. Sonia se croit plus que chanceuse d’avoir survécu aux malheurs de la Pologne.
Un jour, une voiture tombe en panne devant sa maison. Elle voit l’occasion de raconter sa vie à Igor metteur en scène de théâtre. Ignacy nous la raconte comme une recherche d’une mise en scène d’un drame.
« Je suis Sonia la blanche, Sonia la boiteuse, je suis la dernière comme ma chienne, Borbus la douzième, comme mon chat Josik le berger des souris, je suis la dernière de ma lignée, mon sang a été effacé de la surface de la terre au temps de la guerre, ensuite il n’a fait que sécher. Je suis de Krôlowe Stojlo…. Je suis une mère dont on a tué l’enfant, je suis une sœur dont on a tué les frères, je suis la fille dont on a tué le père, je suis une épouse dont on a tué le mari, je suis une maitresse dont on a tué l’amant, une voisine sans voisin, le désespoir sans cordes vocale, une plainte sans confesseur, une confession sans absolution. »
Ne vous laissez pas décourager par la structure du roman.
