Camarade Lune de Barbara Balzerani. Ed. Cambourakis.
Difficile de résumer car d’une rare densité.
Qui mieux qu’Erri De Luca peut résumer cette période de lutte en Italie.
« La première lune qu’elle a vue quand elle est sortie dans les rues après le déluge des années de réclusion, c’est à peine un quartier dans le ciel, l’écorce de la liberté.
Ici ce sont les paroles d’une révolutionnaire qui surgissent après le silence imposé comme peine supplémentaire.
Ici se déclare la défaite sans renier les raisons d’une lutte menée avec les armes.
Ici se lit l’éducation sentimentale d’une femme qui a payé au prix fort son choix et sa condamnation.
Ce n’est pas un document politique, c’est le décharnement d’une expérience radicale. »
Mon entourage me laisser comprendre « Pourquoi lire ce livre.
Je laisse la réponse à Barbara Balzerani page 108 : « Comprendre, pour réamorcer l’autoréflexion sur cette société, pour que l’illusion consistant à pouvoir expulser d’elle-même ses propres contradictions, ne l’oblige pas à multiplier les prisons, les ghettos, les frontières et les exclusions »
Page 126 : « mais aussi pour rappelle qu’une fois la faute expiée, personne ne peut plus être désigné « coupable pour toujours ». De surcroit privé de parole, comme condamnation sans fin. »
Et voilà !
