Passeur de Raphaël Krafft. Ed. Buchet Chastel.
Journaliste indépendant qui prend petit à petit conscience de l’injustice faite aux migrants.
« Comme beaucoup dans le quartier je changeais de trottoir pour aller de mon domicile au métro. Je ne voulais pas voir. »
« Je fis mon premier reportage par l’entremise d’une connaissance, un voisin photographe qui documentait le camp dit du métro La Chapelle. ».
De fil en aiguille, il rencontre des militants, des policiers, des fonctionnaires, une avocate spécialiste des Droits de l’Homme pour constater le drame de la situation.
Il va à la frontière franco-italienne des Alpes maritimes entre Menton et Vintimille. De regards en discussion (Mohamed et Diallo lui retournent une déclaration de nos politiciens en forme de question : « Pensez- vous que nous sommes toute la misère du monde ? ») en passant par des amitiés, il devient passeur. On n’oublie pas qu’un passeur peut prendre jusqu’à 5 ans de prison et 30000 euros d’amende.
« Ce mépris du droit et de l’hospitalité, l’État l’a pour ainsi dire érigé en doctrine » écrit l’auteur.
Allez j’ose : Chroniques d’un passeur annoncé. Eh oui, ce titre du roman de Gabriel Garcia Marquez que les médias et les journalistes ont utilisé jusqu’à l’écœurement. Comme il est tombé en désuétude, je le réactualise. ah aha aha
