Khalil de Yasmina Khadra. Ed. Juilliard.
C’est du Khadra comme l’indique la couverture où le nom de l’auteur est nettement plus grand que le titre du libre. Heureusement qu’il n’y a pas un autre mot avec K.
Un roman comme tous les romans de Yasmina Laverdure nous tient en haleine.
Il s’introduit dans la tête de Khalil qui était programmé pour se faire exploser au Stade de France.
Il essaie de comprendre comment il en est arrivé là ?
Dans ce petit livre de 250 pages, il va profiter, ce qui fait l’avantage du roman, pour donner son point de vue sur cette question du terrorisme.
La force de ce roman est la plume passionnante qui mène de mains de maitre son récit.
Son personnage Khalil qui signifie le confident, l’ami, n’est pas, malgré son fanatisme complètement écervelé. Il pose le problème de la vie des étrangers en Belgique et plus particulièrement à Molenbeek et leur avenir et le sien évidemment qui ne peut mener qu’à cette « fausse révolte ».
Yasmina Khadra nous propose une autre approche du terroriste sans l’approuver ni la condamner.
Il laisse ce rôle à ces personnages et à sa citation « Pour accéder à la postérité, nul besoin d’être un héros ou un génie- il suffit de planter un arbre ».
