OFFSHORE de Pétros Markaris. Ed. Seuil.
Quel plaisir de retrouver le commissaire Charitos et sa famille dans une nouvelle enquête sur la Grèce qui va mieux après la crise.
« Fini la crise ! La Grèce va mieux ! Pas pour de vari bien sûr. »
Im construit à partir de cette déclaration une histoire sur la Grèce qui relève la tête
(Augmentations des salaires, des primes etc..) et tout le monde est dans la joie.
Oui mais d’où vient l’argent ? est la question que tous les protagonistes autour du commissaire se pose.
Toujours une description d’Athènes qui reprend les habitudes des embouteillages « car tous les gens se sont mis à circuler avec l’argent qui coule à flots.
Un récit prenant qui mêle vie publique et vie privé dans un contexte politique d’argent sale.
J’aime Pétros , que j’avais interview pour la clé des ondes lors de son passage à la médiathèque de Blanquefort, pour ses réflexions sur l’évolution de la société grecque.
« - Vous entendez partout parler de blanchiment d’argent sale, mais personne ne dit que le blanchiment est en même temps un investissement, monsieur le commissaire. La façon la plus sûre de transformer ce que l’on appelle l’argent illégal en argent légal, c’est de l’investir. Alors fini le blanchiment, tout le monde ne parlera que d’investissement. »
« A l’époque de mon père brigadier, on cherche un homme de gauche pour lui coller le crime sur le dos, et terminé. Aujourd’hui on cherche un immigré. »
