Les vies de papier de Rabih Alameddine. Ed. Les Escales.
Une particularité dans le monde littéraire, Rabih Alameddine est un peintre et romancier, né en Jordanie de parents libanais. C’est ce qui explique ses connaissances des libanais.
« Sermon sur la famille libanaise : son caractère nécessaire, sa démence, le dilemme qu’elle représente, son mystère et son pouvoir de réconfort »
Il partage sa vie aujourd’hui entre San Francisco et Beyrouth.
C’est l’histoire d’Aaliya Saleh, 72 ans a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise mais aussi celle de la littérature.
A chaque situation qu’elle décrit une citation d’un auteur l’accompagne intelligemment comme une déclaration d’amour à la littérature.
72 ans d’histoire d libanaise mais aussi internationale et périphérique.
« Je suis sûre que vous avez remarqué que je n’apprécie pas Israël, cet Etat pygmée ridicule, dégoulinant de surestime de soi, et pourtant nombre des géants que je respecte sont juifs. Il n’y a pas contradiction. Je m’identifie aux outsiders, aux aliénés, aux dépossédés. Comme de nombreux Etats nations, y compris son Etat Sœur pygmée, le Liban, Israël est une abomination. »
Un roman qui se lit lentement avec un grand plaisir.
