Prières nocturnes de Santiago Gamboa. Ed. Métaillé.
Un coup de poing dans la tête. Je n’ai pas compris le titre du livre car a aucun moment il n’ait fait mention d’une quelconque scène religieuse. Par contre Nocturnes c’est le noir. Total. Un roman sur la souffrance d’une petite classe moyenne en Colombie qui en général dans les pays d’Amérique Latine, ce sont eux qui ne souffrent pas le plus mais ressentent leur chute inévitable et tangible.
Celle aussi de la disparition.
Dans une prose claire et belle avec des chapitres hors sujet pour décrire le monde, Juana passionnée et cynique est prête à tout, et fera tout, pour sauver son frère. Ce qui l’emmènera de la prostitution à l’enfermement. Et son frère n’hésitera pas à tout abandonner pour retrouver sa sœur la seule personne qui lui a donné son amour. « Mr le consul, ce n’est pas une histoire de trafic de drogue mais une histoire d’amour » précise ce jeune homme au consul qui est venu lui rendre visite en prison en Thaïlande. Il risque la peine de mort.
Santiago est un des écrivains le plus puissant et original de la Colombie dit-on. Moi je n’ai lu que celui-ci grâce à la médiathèque de Blanquefort mais il me tarde de lire les autres.
Extraordinaire raconteur comme savent le faire ces écrivains d’Amérique du Sud même si cette intrigue nous mène ailleurs : en Inde, en Thaïlande, au japon et en Iran.
A lire.
